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Création artistique et marketing NFT : des mondes poreux

Je voulais titrer mon article, « PorositĂ© des disciplines dans les NFT, est-ce toujours de l’art ? ou est-ce que l’art est du marketing ? », mais mon outils SEO me dit que le titre n’est pas super. Celui que j’ai trouvĂ© n’est pas beaucoup mieux… En tout cas, les idĂ©es et impressions auxquelles je me confronte sont bien lĂ  : est-ce que le monde des NFT mĂ©lange indiffĂ©remment, projet artistique et marketing ou est-ce qu’on peut encore faire la diffĂ©rence ? Qu’est qui diffĂ©rencie un projet artistique d’un projet d’entreprise ou de startup ? Faut-il faire une diffĂ©rence ? Enfin, est-ce spĂ©cifique aux NFT ou est-ce que c’est dĂ©jĂ  la cas sur le marchĂ© traditionnel.

Pour lire cet article, il faudrait que je trouve un vieux son qui soit un peu oppressant, un gĂ©nĂ©rique de film des annĂ©es 90 avec des artistes ou des publicitaires, je vais essayer de trouver ça… J’ai repensĂ© au passage d’American Psycho dans lequel Patrick Bateman parle de Huey Lewis and the News et de leur Ă©volution Ă  son collĂšgue Paul Allen. Mais j’ai trouvĂ© la vidĂ©o trop violente, mĂȘme si elle illustre assez bien finalement la violence que je ressens moi-mĂȘme entre la concurrence dans le marchĂ© de l’art, les compĂ©tences marketing Ă  acquĂ©rir, l’injustice et les inĂ©galitĂ©s incontournables d’un marchĂ© libre. J’ai donc gardĂ© le son, mais sans l’image.

Bon j’ai aussi trouvĂ© une version estampillĂ©e « funny or die » mais je crois que je n’ai pas un assez bon anglais pour en saisir toute l’essence comique. Et comme ce morceau me rappelait retour vers le futur je me suis demandĂ© si c’Ă©tait le mĂȘme morceau. En faisant ma recherche je suis tombĂ© sur le clip officiel de The Power of love. Et par la mĂȘme occasion j’ai dĂ©couvert qu’Elvis Costello avait Ă©crit Almost Blue pour Chet Baker.

Introduction et réflexions personnelles

ProblĂšme pour organiser mes interviews

Ce matin je me suis rĂ©veillĂ© et j’ai commencĂ© Ă  rĂ©flĂ©chir Ă  mes interviews que je ne rĂ©ussis pas Ă  faire…

J’avais un rdv vendredi mais mon contact chez fxhash m’a posĂ© un lapin. J’ai finalement retrouvĂ© [le tweet](https://twitter.com/artnome/status/1640082121795543043) dans lequel artnome me donnait son accord et son mail pour me donner une interview donc je l’ai contactĂ© Ă  nouveau mais via son mail pro. Et je n’ai pas encore envoyĂ© mes questions Ă  Kaloh et Anna Condo.

Format et procrastination

Ca m’a aussi amenĂ© Ă  rĂ©flĂ©chir au format, car Kaloh et Anna Condo m’ont demandĂ© de leur envoyer les questions Ă  leur bureau. Dans ce cas je ne fais plus d’interview orale. D’un cĂŽtĂ© ça m’arrange car je trouve plus facile de travailler mes questions Ă  l’Ă©crit que de devoir tenir une discussion en anglais. D’un autre cĂŽtĂ© je m’Ă©tais Ă©galement dit que ce serait justement un trĂšs bon exercice pour amĂ©liorer mon oral. C’est le meme pb que la procrastination => on prĂ©fĂšre repousser et se rĂ©fugier dans la facilitĂ©.

Comme je trouve difficile de faire l’interview en anglais je me trouve des excuses pour rester Ă  l’Ă©crit : ils me le demandent comme ça donc ils ne veulent pas faire d’interview orale, je lis beaucoup d’interviews et j’Ă©coute finalement assez peu de podcasts (Ă  part nft morning, d’ailleurs interviewer John Karp serait intĂ©ressant, j’aime aussi bcp ce que fait pak, mĂȘme si mon avis commence Ă  changer progressivement, on le verra plus tard)…

C’est Ă©galement ce que j’ai fait pour mon dĂ©fi 30j un article / jour. Voyant que c’Ă©tait difficle, je me suis mis Ă  Ă©crire les articles qui me semblaient plus faciles et la moitiĂ© de mes derniers articles sont du code… Je code pour Ă©viter de parler / Ă©crire.

Vocation étouffée et entrepreneuriat

C’est exactement la mĂȘme chose que ce que j’ai fait quand j’ai commencĂ© mes Ă©tudes secondaires : personne ne m’a encouragĂ© Ă  faire de l’art, je n’avais pas confiance en moi, j’ai multipliĂ© les formations (pour info, j’ai fait 2 facs, 1 iut, 1 bts et une Ă©cole d’ing, je trouvais marrant d’ĂȘtre un Ă©ternelle Ă©tudiant / animateur / pion). Tout ça parce-que tout le monde semblait me dire (et je me me le disais aussi), qu’ĂȘtre artiste, c’Ă©tait vivre du RSA toute sa vie ou jusqu’Ă  ce que par miracle un label, une galerie, un mĂ©cĂšne, un ange tombĂ© du ciel trouve votre travail incroyable.

Je ne le cache pas, je n’en avais pas la force. Je voulais vivre plus confortablement. J’ai donc Ă  moitiĂ© renoncĂ© Ă  mon projet artistique. A moitiĂ©, car Ă  moitiĂ© content d’un taf Ă  moitiĂ© bien payĂ©, je faisais Ă  moitiĂ© de l’art quand j’avais Ă  moitiĂ© le temps, si le boulot ne m’avait pas aspirĂ© toute mon Ă©nergie… 20 ans plus tard, j’ai compris que devenir artiste, c’Ă©tait plus un combat pour ma libertĂ©. LibertĂ© financiĂšre, libertĂ© de pensĂ©e et libertĂ© d’agir. Et que l’entreprenariat Ă©tait le moyen d’y parvenir.

L’importance de la pratique artistique quotidienne

Revenons Ă  la facilitĂ© de ne pas faire mes interviews Ă  l’oral, procrastiner ou faire des articles de code. Je trouve ça plus facile. Mais ça ne fait pas vraiment avancer ma rĂ©flexion artistique.

Art gĂ©nĂ©ratif et sentiment d’ĂȘtre larguĂ©

Le code peut faire avancer ma pratique artistique, si je dĂ©cide d’explorer l’art gĂ©nĂ©ratif par exemple, ce qui me plaĂźt mĂȘme si je me trouve assez vite dĂ©couragĂ© devant le retard que j’ai pu accumuler face aux artistes que je dĂ©couvre. J’ai commencĂ© Ă  toucher Ă  processing vers 2007 pour un projet sur le soleil. Pour un process d’installation interactive qui ferait (car le projet n’a jamais vu le jour puisque je n’avais pas assez de temps) une animation audio-visuelle dans une pergolas ou une ancienne station essence en fonction de trous percĂ©es dans le plafond et de la matĂ©rialisation des rayons du soleil.

A l’Ă©poque c’Ă©tait un peu avant-gardiste, mais maintenant avec les NFT et QQL de Tyler Hobbs certains bossent lĂ  dessus depuis presque 20 ans ! Et on ajoute les rĂ©seaux de neurones, l’IA, etc. Bref, j’ai l’impression d’ĂȘtre larguĂ©. A cela s’ajoute un marchĂ© certes ouvert, mais pris aussi d’assaut par tout un pan d’industrie qui va accentuer le cĂŽtĂ© perdu dans la masse. Alors pour se dĂ©marquer, que faire ?

Se démarquer dans le marché des NFT

Le vrai sujet, celui qui est intĂ©ressant c’est la rĂ©flexion en amont sur l’art. En mĂȘme temps, je sais que la pratique quotidienne d’une pratique artistique est le seul moyen de progresser. Enfin cela ne veut pas non plus dire de laisser tomber la rĂ©flexion.

Selon cette Ă©tude la pratique artistique quotidienne est primordiale pour s’amĂ©liorer et peut se rĂ©sumer ainsi : la quantitĂ© a plus de valeur que la qualitĂ©. L’Ă©tude rĂ©ussi Ă  prouver qu’en donnant Ă  2 groupes les indications suivantes : fais une Ɠuvre tous les jours et fais une Ɠuvre incroyable, le groupe 1 va produire 1 Ɠuvre / jour et va amĂ©liorer sa technique car sera challengĂ©e au quotidien tandis que le second n’aura rien produit et se sera simplement perdu en thĂ©orisation de la perfection… Alors, produire tous les jours est vraiment un impĂ©ratif si on veut rĂ©ussir (d’ailleurs je crois que c’est le cas peu importe le domaine).

Mais ce n’est qu’une partie de la formule vers le succĂšs. Selon cet article d’artnome (qui cite aussi l’expĂ©rience prĂ©cĂ©dente), la quantitĂ© fait le prix de l’artiste mais la renommĂ©e et le rĂ©seau sont encore plus important. Ce qui tombe bien pour celui qui produit beaucoup car plus on produit plus il est facile de fĂ©dĂ©rer une communautĂ©. Et encore selon artnome, le seul moyen pour un·e artiste qui n’est pas né·e dans le milieu, c’est la production constante. Produis tous les jours et partage sur les rĂ©seaux : ton audience grandira et tu auras du succĂšs. ArrĂȘte de produire et ton audience fondra comme neige au soleil.

Les NFT comme technologie, pas seulement pour l’art

L’exemple Axis Mundi

Pour continuer ma journĂ©e, j’ai Ă©coutĂ© ce podcast du NFT Morning sur Axis Mundi. Un projet de NFT artistiques Ă©volutifs. Je me suis alors posĂ© la question : est-ce de l’art ? On est dans l’espace NFT, mais les NFT sont une technologie qui ne sont pas exclusivement rĂ©servĂ©s Ă  l’art ou aux artistes. Axis Mundi comme RTFKT ou les marques de Luxes proposent des NFT. Ils ont le projet d’investir le marchĂ© et prendre des parts. Dans le cas de Axis Mundi les fondateurs ont un discours qui n’a pas grand chose d’artistique. Ce sont des spĂ©cialistes du marketing, du business, qui montent un projet artistique en faisant une levĂ©e de fond de plus de 550.000 € qui vont travailler avec des stars.

Une Ă©quipe de stars pluridisciplinaire

Le studio Tendril au canada travaille la partie technique. Cypher, pour le design sonore, leur fait aussi don de sa notoriĂ©tĂ© car c’est un studio qui a travaillĂ© pour de trĂšs grands noms et rĂ©cemment pour Pak. Ensuite viennent des copywriters et des spĂ©cialistes de la com en 3D qui leur ont amenĂ© en trĂšs peu de temps plus de 20K de followers sur twitter et 30k de wallets en attente de leurs NFTs. Par contre, leur tĂąche va ĂȘtre ardue car ils vont devoir crĂ©er plus de 25.000 unitĂ©s uniques… Ils travaillent avec stable diffusion et des ia, mais je me demande si leur Ă©quipe de 15/20 personnes Ă  temps partiel pourra absorber la demande.

En tout cas, je vois que face Ă  un projet de cette envergure, je n’ai aucune chance. Et alors je me demande aussi si Pak est seul ou une grosse Ă©quipe ? On se demande aussi si Axis Mundi est de l’art ou autre chose ? Est-ce qu’on achĂšte les productions d’un artiste ? Comme Pak qui garde un voile Ă©pais sur ce qu’il est, Axis Mundi est une Ă©quipe en construction. Est-ce qu’ĂȘtre artiste aujourd’hui c’est ĂȘtre CEO / CTO avec un business plan, organiser des levĂ©es de fond et faire travailler des Ă©quipes de plus en plus grosses, pour une demande folle et une entreprise au service de la satisfaction client.

Pour ma part, j’ai plus envie de faire un travail d’artisan indĂ©pendant. Il faudra quand mĂȘme que j’apprenne une grosse partie marketing et business mais je ne suis pas sĂ»r que mon but ce soit le lancement de start up Ă  horizon licorne.

# Midjourney prompt :
a little girl VS big enormous spaceshift, black vector on white canva, in the style of akira --niji --no text

L’Artisanat NumĂ©rique vs l’Industrie des NFTs : Le RĂŽle ClĂ© de la CommunautĂ©

On comprend donc qu’il y a dans le mĂȘme monde, des tout petits inconnus qui doivent rĂ©ussir Ă  Ă©merger depuis une masse de projets NFTs produits parfois avec de trĂšs gros moyens. D’oĂč l’importance d’une communautĂ©. La communautĂ© se connecte directement Ă  nous. Elle connait nos projets, elle nous connaĂźt. Il faut lui faire comprendre la diffĂ©rence entre l’artisanat Ă  une main et la grosse industrie.

En fin de compte, la diffĂ©rence avec le marchĂ© traditionnel, c’est le contact direct possible entre l’artiste et sa communautĂ©. Il doit en plus de dĂ©velopper son art, dĂ©velopper sa capacitĂ© Ă  fĂ©dĂ©rer une communautĂ© et l’animer. Et cela semble devoir passer par une production quotidienne. Je vais donc m’organiser pour crĂ©er un process de production efficaces pour supprimer au maximum les tĂąches rĂ©barbatives, rĂ©pĂ©titives et sans valeurs comme le mint des Ɠuvres, ou la programmation de post sur les rĂ©seaux. J’automatiserai une partie de ma production pour que tous le jours une Ɠuvre soit crĂ©Ă©e : crĂ©ation artistique, crĂ©ation d’un petit texte de prĂ©sentation (si utile), avec des tags pour ĂȘtre trouvĂ© facilement, et mintage de l’Ɠuvre. Je verrai au fur et Ă  mesure si je dois automatiser autre chose.

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Par François

J'ai créé le blog L'Artiste Crypto dans le but d'aider les artistes amateurs comme moi à se professionnaliser. Je souhaite apporter de l'inspiration en documentant la poursuite d'un objectif : devenir crypto artiste et réussir sur le Web3. A travers des articles, des vidéos et des interviews j'espÚre y parvenir et te faciliter la tùche.

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